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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 18:58

vendredi 18 juillet 2014 , par Frédéric Dayan


Après avoir capitulé devant les "Bonnets rouges" en reportant l’entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds (TPL), le gouvernement a annoncé par voie de presse le 22 juin dernier que la TPL serait transformée en un système de péage spécifique limité à 4 000 km de routes. Mais ce n’est pas encore assez et voilà que le patronat du transport menace non seulement de boycotter l’installation des boitiers électroniques à bord des camions destinés au prélèvement de la taxe, mais aussi de bloquer les routes à la rentrée. Nouvelle reculade, le gouvernement nomme un médiateur.

"Ce sujet, si important pour l’avenir du transport dans notre pays et la mise en œuvre effective de la transition énergétique, est en train de tourner au grand n’importe quoi depuis quelques jours", ironise la fédération CGT des Transports, tandis que de son coté le syndicat CGT des agents des Douanes indiquait récemment que cette marche arrière du gouvernement aurait "de lourdes conséquences écologiques, économiques, budgétaires, fiscales et sociales."

Pour la CGT Transports, le gouvernement a fait le choix d’enterrer l’écotaxe, de faire fi du débat sur la réappropriation publique de certaines infrastructures comme les autoroutes et d’amputer au final de plus de la moitié les recettes affectées au développement et à l’entretien de ces infrastructures tout en maintenant le prélèvement de l’impôt par une société privée.
Le nouveau dispositif d’écotaxe qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2015 concernera les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur un réseau de 3.800 kilomètres de routes nationales et locales très fréquentées par les poids lourds, auxquels vont être ajoutés 200 kilomètres de routes nationales et 300 kilomètres de routes départementales. Il y a donc d’ores et déjà fort à craindre que le transport routier ne se reporte sur les tronçons non taxés.
Rappelons que « l’écotaxe » ou TPL était initialement prévue sur 10 000 km de routes nationales non concédées et 5 000 km de routes départementales. Elle devait devait servir au financement d’infrastructures alternatives au transport routier (transport ferroviaire et fluvial) ainsi qu’à l’entretien des structures routières, en particulier des routes nationales transférées aux départements sans les ressources permettant leur entretien. Elle devait rapporter de 1,1 à 1,2 milliard d’euros dont environ 230 millions étaient destinés à rémunérer la société concessionnaire Écomouv, 160 millions pour les collectivités locales et 700 à 760 millions alimentant l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).

La Fédération Nationale des Syndicats de Transport Cgt appelle d’urgence le gouvernement à replacer ce débat au bon niveau et rappelle son exigence de repenser la politique de fret marchandises en stoppant le dumping social entre modes et entre salariés d’un même mode, en créant les conditions d’avoir des infrastructures adaptées à la nécessaire complémentarité de ces modes. Ceci passe nécessairement, comme l’avait d’ailleurs pointé la conférence du transport routier marchandises de septembre 2013 organisée par Frédéric Cuvillier, par une vraie réflexion sur la tarification du transport routier marchandises." La fédération propose notamment de "ré-internaliser les coûts externes, sortir les salariés de ce secteur de la smicardisation". Elle rappelle ainsi que les premiers coefficients de la grille de salaires sont en-dessous du Smic.
Elle propose aussi de stopper les aides d’Etat à l’une des professions les plus subventionnées de France tout en faisant payer réellement aux chargeurs le juste coût du transport. "Voilà la seule voie possible. C’est dans ce cadre que notre fédération revendique la mise en place d’une tarification sociale et environnementale obligatoire permettant d’envisager un autre développement du transport de marchandises."

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 18:57

vendredi 18 juillet 2014 , par Frédéric Dayan


François Hollande aurait été bien avisé de ne pas citer dans son interview-discours du 14 juillet la conclusion d’un accord, sur la mise en œuvre du "pacte de responsabilité" dans l’industrie chimique. Selon lui, il engagerait les entreprises à créer 47000 emplois, moyennant 300 millions d’euros annuels de baisses de "charges".

D’abord, le chef de l’Etat oublie de dire que cet accord n’a été signé que par une organisation syndicale, la CFDT, sur les cinq représentatives dans la branche.
Ensuite, les emplois visés par l’accord ne sont pas des emplois supplémentaires. En effet, ces 47000 emplois ne compenseront pas les emplois dans la branche Chimie qui, au mieux stagnent, mais le plus souvent régressent. Selon les propres chiffres du patronat de la branche, les soldes d’emplois ces trois dernières années montrent une décrue des effectifs : · 204 661 salariés en 2011 · 203 948 salariés en 2012 · 203 161 salariés en 2013
Sur 2013, les embauches se sont montées à 8 755 recrutements en CDI et 6 934 recrutements en CDD. Selon la même source patronale, la branche chimie employait 244 685 salariés en 2000, mais plus que 203 161en 2013. Alors même que ces entreprises sont à la pointe des résultats économiques, puisque la valeur ajoutée par salarié a progressé de + 25 % de l’an 2000 à 2013, mais avec 41 524 emplois supprimés.

Lors des négociations sur cet accord, la Fédération nationale des industries chimiques CGT a demandé un engagement clair à créer 47 000 emplois "supplémentaires" . "Il a été refusé par l’Union des Industries Chimiques, ce montre bien que cet accord n’est que « de la poudre aux yeux » visant à plébisciter une politique d’austérité pour les uns et des cadeaux pour les autres.
L’engagement de l’UIC dans ce Pacte de Responsabilité, est de ne rien changer dans les entreprises. L’engagement UIC est égal à 0 emploi pour 2015/2017.
Plus de 300 millions d’euros, chaque année, ce sera le seul changement dans les caisses des entreprises, des économies à payer par la collectivité et les salariés."

Dans un communiqué, la FNIC CGT réitère la revendication d’un "gel de toutes ces aides financières afin qu’elles servent réellement l’emploi et non les profits. Pour cela, il faut faire exactement l’inverse de ce que fait le gouvernement, en renforçant les droits démocratiques à l’entreprise."

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 18:46

jeudi 10 juillet 2014 , par JFB

 

Le procureur de la République d’Évry a rendu publiques, le 7 juillet, les conclusions des deux rapports d’expertise ferroviaire et métallurgique commandés par le juge chargé de l’instruction du dossier concernant l’accident ferroviaire survenu le 12 juillet 2013 en gare de de Brétigny sur Orge

Le constat des experts évoque un « état de délabrement jamais vu par ailleurs  ». Ces « délabrements » sont le résultat d’une politique de baisse de coût exercée par les gouvernements successifs et relayée par la direction de la SNCF. Cette politique entraîne une recherche effrénée d’économies à réaliser, au détriment du service public et de la sécurité des circulations des biens et des personnes.

Cette logique d’abaissement des coûts se traduit par plus de productivité, des suppressions d’emplois, un abaissement de la qualité des formations dispensées. Plus globalement, il est question d’une réduction des moyens financiers et matériels qui dégradent les conditions de travail des cheminots et la qualité du service public SNCF.

A plusieurs reprises, la CGT avait interpellé les différentes directions sur la dangerosité des lignes de Brétigny, mais aucune mesures n’avait été prises.

Les cheminots, lors de leurs grève de juin 2014, ont dénoncé ces mesures dangereuses et ont milité pour une autre réforme ferroviaire qui prendrait en compte ces problèmes. Ils n’ont pas été écoutés. Le texte qui a été voté va exacerber le manque de cohésion entre tous les services de la SNCF, ce qui va accentuer les dysfonctionnements et pourraient impacter la sécurité des circulations.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:36

mardi 8 juillet 2014 , par Philippe Gelinaud


Vendredi 4 juillet 2014 s’est tenue une audience au Tribunal de commerce de Caen sur le sort de la biscuiterie Jeannette. Georges Viana, porteur d’un projet visant à produire de la madeleine haut de gamme, est le seul candidat repreneur présent a l’audience. Il demande un délai supplémentaire pour boucler le volet financier de son dossier : une nouvelle audience aura donc lieu lundi 28 juillet, pour donner, peut-être, une fin heureuse à cette longue lutte soutenue depuis le début par la CGT.

Lors de l’audience de ce vendredi 4 juillet, le Tribunal de commerce de Caen a accédé à la demande de Georges Viana, candidat à la reprise qui demandait un délai supplémentaire de deux semaines pour finaliser son projet. Malgré les rumeurs évoquant un huis clos et après s’être rassemblés devant le tribunal avec le soutien de l’union locale CGT, les salariés ont pu assister à l’audience.

Entrepreneur spécialisé dans la reprise d’entreprises en difficultés, Georges Viana est le seul des cinq repreneurs éventuels à s’être présenté au tribunal. Son projet, qui vise à positionner Jeannette dans le haut de gamme de la madeleine, a retenu l’attention des salariés, car il permettrait de conserver la marque, de sauver une partie des emplois (16 sur 37 dans un premier temps, plus si cela fonctionne) et de garder l’activité dans le Calvados, avec une relocalisation à Pont-l’Évêque.

Convaincre les banques

C’est le montage financier qui est la cause de ce délai supplémentaire : George Viadana amène 100 000 € de fonds personnels, a obtenu le soutien des collectivités locales pour un montant se situant entre 850 000 et 1 million d’euros, mais attend encore l’accord des banques pour un prêt d’environ 2 millions d’euros.

Maintenir l’outil de production en état de marche

Après une lutte de plusieurs mois, une issue positive semble se dessiner. Alors que la liquidation de la biscuiterie Jeannette, fondée en 1850, est prononcée en décembre 2013, la majorité des salariés décide d’occuper l’usine à partir de février 2014, avec le soutien constant de l’union locale CGT.

23 salariés se relaient jour et nuit pour une occupation qui permet d’empêcher la vente aux enchères des machines, ainsi que la coupure du gaz. Ils redémarrent même la production à plusieurs reprises et vendent avec succès plusieurs dizaines de milliers de madeleines sur les marchés, devant l’usine ou en participant à des manifestations et rassemblements tels que celui du 1er mai. Ils gagnent ainsi le pari de pouvoir montrer aux repreneurs éventuels un outil de production fonctionnel et un savoir-faire conservé.

Prochain rendez-vous : lundi 24 juillet à 9h00 au Tribunal de commerce de Caen. Les salariés de Jeannette espèrent un dénouement heureux.

Lire la dépêche du 7 mars 2014 consacrée à la biscuiterie Jeannette

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:34

vendredi 4 juillet 2014 , par Frédéric Dayan


Hier jeudi 3 juillet, des intermittents en lutte ont investi la Cour d’Honneur du festival d’Avignon où se déroulait une générale du Prince de Hombourg.

Pour la CGT du spectacle, "au-delà du bouleversement de chaque artiste interprète, engagé corps et âme dans la création et l’interprétation, de tous les membres des équipes techniques et artistiques concernées par une générale, auxquels nous apportons toute notre sympathie et notre soutien, c’est la question du blocage qui est en cause".
La CGT Spectacles souligne qu’elle a déposé des préavis de grèves couvrant tout le mois de juillet et elle appelle "les équipes techniques et artistiques engagées dans les spectacles à voter la grève". Notamment le 4 juillet sur tout le territoire, à l’occasion de l’ouverture d’Avignon In, ou encore le 12 juillet à l’occasion d’un autre temps fort national, en proposant, "en particulier une grève totale du In et du Off en Avignon, quel seuls les artistes et les techniciens du « In » et du « Off » sont à même de voter."

En revanche, la CGT Spectacle réitère son opposition aux blocages. "En effet, la légitimité d’un mouvement unitaire c’est son unité. C’est à ce prix que nous développerons le rapport de force nécessaire afin de faire plier le gouvernement et les signataires. Les blocages sont une façon de forcer la main aux artistes interprètes et techniciens au moment de se prononcer sur la grève. Ils sont porteurs d’une division profonde de nos professions, en contradiction avec l’unité de toutes et de tous que nous mettons en œuvre au quotidien. Au surplus, nous ne sommes pas partisans de la politique de la « terre brulée », insiste la CGT Spectacle. Elle n’appelle pas à l’annulation des festivals, des spectacles et des tournages mais à des grèves légitimées par un vote majoritaire. A ce propos, les annulations de festival par des directions ou par des maires (comme au festival de cirque du Mans) doivent être considérées comme des lock out et des entraves au droit de grève."

Rappelons que la CGT revendique l’abrogation de l’agrément de la convention Unedic et l’ouverture de vraies négociations sur l’assurance chômage et ses annexes en prenant en compte les propositions qu’elle formule depuis des mois et dont elle demande le chiffrage.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 10:39

mardi 24 juin 2014 , par Frédéric Dayan


Les décisions envisagées concernant l’écotaxe poids-lourds, telles qu’elles ont été présentées dans la presse et confirmées par Matignon, pourraient, selon le syndicat CGT des agents des Douanes, "avoir de lourdes conséquences écologiques, économiques, budgétaires, fiscales et sociales."

Dimanche matin dans Dimanche Ouest-France, on annonçait ainsi que l’écotaxe poids-lourds (TPL) serait transformée en un système de péage spécifique limité à 4 000 km de routes. Il y a donc d’ores et déjà fort à craindre que le transport routier ne se reporte sur les tronçons non taxés. Cette taxe dont l’idée est de mettre à contribution les utilisateurs du transport routier qui se reposent actuellement sur la collectivité pour assumer les coûts d’entretien et de rénovation du réseau routier. Des coûts importants si l’on considère par exemple qu’un véhicule de 40 tonnes sur 5 essieux dégrade autant la chaussée que le passage de 100 000 automobiles.

Le principe de cette taxe est déjà en vigueur sous diverses formes dans d’autres pays européens comme la Suisse ou l’Allemagne ce qui entraîne des reports de trafic vers le réseau routier français non taxé.

L’écotaxe ou TPL était initialement prévue sur 10 000 km de routes nationales non concédées et 5 000 km de routes départementales. Elle devait devait servir au financement d’infrastructures alternatives au transport routier (transport ferroviaire et fluvial) ainsi qu’à l’entretien des structures routières, en particulier des routes nationales transférées aux départements sans les ressources permettant leur entretien. Elle devait rapporter de 1,1 à 1,2 milliard d’euros dont environ 230 millions étaient destinés à rémunérer la société concessionnaire Écomouv, 160 millions pour les collectivités locales et 700 à 760 millions alimentant l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).
Face à l’opposition violente des bonnets rouges animée par les patrons du transport et les élus de l’opposition, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé de surseoir à la mise en œuvre de la taxe au 1er janvier 2014.

Les grandes lignes du projet gouvernemental, telles qu’elles apparaissent dans l’article de Dimanche Ouest-France font apparaître que les recettes du nouveau dispositif seraient de 550 millions d’euros, affectés à l’AFITF. "Les conséquences financières pour l’AFITF et les collectivités locales (déjà touchées par la réduction des dotations de l’État) sont donc considérables. A terme, ce sont probablement les impôts locaux qui devront augmenter pour combler une partie du manque à gagner tandis que les investissements dans les infrastructures actuelles ou futures seront limités impactant ainsi la croissance. Le budget de l’État pourrait également être touché si la remise en cause du dispositif imposait de verser des indemnités à la société concessionnaire Écomouv, en particulier pour les fameux portiques installés en pure perte sur 11 000 km de voies finalement non taxées", s’inquiètent les douaniers CGT. Ces derniers rappellent à leurs "autorités de tutelles qu’elles ont pris des engagements concernant l’avenir des agents des douanes affectés au service TPL de Metz. Tout comme les personnels employés par Écomouv, ils connaissent une incertitude cruelle sur leur avenir depuis de très long mois. Le mépris à leur égard n’a que trop duré ! L’implantation durable de ces emplois à Metz était présentée comme une compensation au choc économique de la fermeture de bases militaires. L’État doit respecter ses engagements par delà les alternances politiques."

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 21:08

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 23:15

jeudi 12 juin 2014 , par Sabine Ferry


Le nouveau plan stratégique de Bouygues Télécom, qui prévoit de réduire drastiquement le nombre d’offres dans le mobile et de casser les prix dans le fixe, impactera 1516 emplois, soit 17% du total de l’effectif.

Un « plan de transformation » qui permettrait à Martin Bouygues et aux actionnaires de « continuer à s’enrichir tout en poursuivant le monopoly des Télécoms avec les autres opérateurs », s’insurge la fédération CGT des Activités postales et de Télécommunications (Fapt), dans un communiqué.

Ce nouveau plan social succède aux 556 départs volontaires de 2012. Pour la première fois en vingt ans d’existence, l’opérateur s’attend à des départs contraints. Le processus se déroulera en deux phases  : un plan de départs volontaires et de reclassement interne sera mis en place du 15 novembre au 15 janvier 2014  ; un plan de sauvegarde de l’emploi jusqu’au 15 mars.

Les suppressions d’emploi se concentreraient sur les fonctions centrales. Les effectifs de la direction des services informatiques, soit 750 personnes, vont être réduits aux deux tiers et ceux du marketing, 250 employés, de 65 %. De nombreux cadres supérieurs et le management intermédiaire sont également concernés.

Pour la CGT, « On est là au cœur du coût du capital à l’origine des crises successives de ces dernières années qui plongent les salariés dans l’incertitude et la précarité, alors qu’explosent les profits générés par le seul travail des salariés sur lesquels banquiers, actionnaires et dirigeants exercent une ponction intolérable. Personne ne doit rester sur le carreau. Une autre répartition des richesses produites par le travail est possible. »

La Fapt estime donc qu’« il y a urgence à imposer des pouvoirs décisionnels d’intervention des citoyens dans les choix qui concernent leur avenir et à sortir des critères de rentabilité financière pour conquérir une logique de réponse aux besoins de la population et des salariés. »

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 22:53

mercredi 11 juin 2014 , par Philippe Gelinaud


Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT, a écrit, vendredi 6 juin 2014, à François Rebsamen, ministre du Travail, pour lui signifier l’opposition catégorique de la CGT à l’expérimentation de la neutralisation des « effets de seuils », étant données les conséquences que cela aurait sur les institutions représentatives du personnel (IRP).

Lorsqu’une entreprise voit ses effectifs passer de 10 à 11 salariés ou plus, ou de 49 à 50 salariés ou plus, elle est actuellement soumise à un certain nombre d’obligations sociales, dont celle d’organiser des élections pour désigner des délégué-e-s du personnel ou de mettre en place un comité d’entreprise et un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Dans un entretien paru le 28 mai 2014 dans un quotidien dijonnais, le ministre a avancé l’idée que ces « effets de seuils » n’entraînent plus automatiquement, durant une période expérimentale de 3 ans, ces obligations. François Rebsamen demande aux partenaires sociaux de se mettre d’accord sur cette expérimentation, sans quoi le gouvernement « prendra ses responsabilités ».

Pour Thierry Lepaon, « la CGT ne saurait s’inscrire dans un projet visant à affaiblir le système de représentation collective des salarié-e-s, le droit syndical et les obligations des entreprises en la matière » et parle de « coup inédit porté à la démocratie et la démocratie sociale en particulier ».

Le Secrétaire général de la CGT rappelle que : « L’actualité sociale démontre chaque jour l’importance des IRP et du droit syndical dans la vie des entreprises et la nécessité qu’ils soient étendus à tous les salarié-e-s. Doter les salarié-e-s de nouveaux droits est indispensable pour sortir notre pays de la crise. »

Et de conclure en affirmant qu’« il n’y a aucun argument valable pour tenter une telle expérimentation, ouvrir une telle négociation ».

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 11:00

mardi 3 juin 2014 , par Frédéric Dayan


A l’occasion d’un colloque sur le coût du capital et ses conséquences économiques et sociales qui a rassemblé plus de 150 personnes (dont plusieurs membres des Économistes atterrés) ce 2 juin, la CGT a commandé un sondage à l’institut Harris-Interactive pour évaluer quelle perception les Français ont des éléments qui freinent notre économie mais aussi quelles mesures économiques et sociales il faudrait privilégier pour sortir de la crise.

 

Interview de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT

PDF - 209.5 ko
Lire l’enquête intégralement

Il en ressort que 87% des Français pensent que le coût du capital, c’est-à-dire les dividendes accordés aux actionnaires ou les intérêts versés aux banques, "contribue" davantage aux difficultés de l’économie française que le coût du travail (81%). Ce dernier chiffre montre que la campagne menée par le Medef sur le coût du travail, relayée par le gouvernement, marque les esprits, mais ne parvient pas à détrôner la responsabilité de la financiarisation dans nos difficultés.

En termes de solutions à cette crise, l’action gouvernementale est très largement contestée. En effet, 80% des personnes interrogées jugent que les efforts demandés par le gouvernement pour améliorer la situation sont répartis de manière injuste (36% tout à fait injuste et 44% plutôt injuste).

Les Français appellent de leurs vœux une baisse des taxes, ainsi qu’une diminution du « coût du capital », avant de toucher au « coût du travail », et souhaitent que les salaires, comme les investissements, soient sanctuarisés. Pour une majorité (79%), l’augmentation des investissements serait d’ailleurs la mesure la plus efficace pour améliorer la situation économique du pays. Un chiffre qui valide la démarche syndicale européenne de la CES dans laquelle s’inscrit pleinement la CGT et qui propose de lancer à l’échelon européen un grand plan d’investissement.

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