Informations syndicales CGT destinées à tous les travailleurs de la région de Cherbourg.
Mercredi, la réunion entre Pierre Nogales, le façonnier choisi par le groupe LVMH, et les ouvrières de Socoval, s'est mal passée. Geneviève Gosselin, qui porte ce dossier depuis des mois, avait fait le choix d'être présente à l'Assemblée nationale et non à cette rencontre. Un choix qui a un sens dans le contexte politique actuel, mais qui ne lui a pas permis d'imposer à Pierre Nogales, le patron d'ADN Couture, d'être précis dans ses engagements.
Pierre Nogales refusant de s'exprimer dans la presse, une seule parole était audible à l'issue de cet entretien, celle des salariées de Socoval. Toutes ont évoqué cinq à six offres d'emploi très conditionnelles, montant, peut-être, à huit ou dix, et ont exprimé leur amertume et leur colère. Le représentant de la CFDT, syndicat auquel on ne peut pas reprocher de ne pas écouter le patronat, a entendu la même chose. Prétendre, comme cela a été fait hier, à la lecture des journaux, que tous ont mal compris, et laisser entendre que certaines déforment ces propositions parce qu'elles ne veulent pas travailler, c'est continuer le jeu de poker menteur qui dure depuis un an, au détriment des salariées de Socoval. Geneviève Gosselin et la maison Christian Dior ont donc décidé de répondre aux ouvrières pour clarifier les intentions du groupe de textile de luxe.
Jeudi, un communiqué envoyé par Geneviève Gosselin indiquait que « MM. Tolédano, président de Dior Couture, et M. Nogales, ADN Couture, réaffirment leurs engagements de reprendre les ouvrières en confection de Socoval... Avec la confiance de la maison Dior, M. Nogales réaffirme qu'il est prêt, à l'issue d'une éventuelle formation et du travail avec la cellule de reclassement, à proposer un contrat à toutes les ouvrières de production de Socoval qui en auront la compétence et l'envie. » C'est acté. Si cet engagement n'est pas tenu, nous l'écrirons.
Gilles COLLAS.