Informations syndicales CGT destinées à tous les travailleurs de la région de Cherbourg.
LE MEDEF EN REVAIT, La CFDT, LA CFTC et la CFE-CGC l’ONT FAIT, LE POIDS DES CHAINES EST NEGOCIE !
Nous venons d’apprendre que certaines organisations syndicales (CFDT, CFTC et CGC) ont signé un accord soi-disant historique avec le patronat. Il est historiquement désolant car il n’apporte aucune avancée aux droits des salariés.
Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va à contraria des objectifs fixés par la « Grande Conférence Sociale » et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.
Qu’est-ce qui aurait été gagné par les salariés ?
Une promesse de mutuelle en …2017, qui ne sera jamais tenue, (tout comme les embauches et les augmentations de salaires promises lors de la baisse de la TVA accordée aux entreprises de la restauration).
Un CDI intérimaire, qu’est-ce que cela veut dire ?
Une taxation des CDD pour surcroit d’activité uniquement et qui de plus ne concerne pas l’intérim… Cela interpelle.
Est-ce que les chiffres du chômage ont baissé ? Non ! Ils continuent d’exploser. La flexibilité n’est donc pas une solution au problème de l’emploi.
Quel salarié dans la situation économique dans laquelle nous nous trouvons peut se satisfaire de telles inepties ? Aucun.
Droits rechargeables (allocations chômage) : le problème est que le Medef conditionne ce droit à un coût constant, ce qui va revenir à baisser l’ensemble des droits actuels pour financer ces droits rechargeables, alors que, si les mesures concernant le CDI et le licenciement économique sont acceptées, l’augmentation du nombre de chômeurs est à prévoir : ce sont les demandeurs d’emploi et non les entreprises qui financeront les droits rechargeables.
Le gouvernement se félicite du succès des négociations, ce n’est pas surprenant, vu la politique menée depuis le printemps en faveur du patronat. Le MEDEF, fort des 20 milliards que le Gouvernement a déjà octroyés aux entreprises, sans contrepartie, s’est saisi de cette négociation pour une nouvelle fois tenter de liquider un maximum de droits des salariés, obtenir plus de flexibilité. Cette somme s’ajoute au 172 milliards d’exonérations déjà consenties aux entreprises. Elles sont donc subventionnées par l’argent public !
Lorsque Mme Parisot dit que « cet accord est tout sauf un accord à minima » elle a bien raison, c’est un accord à maxima pour le Medef et les grosses entreprises.
La CGT a fait des propositions qui sont de réelles avancées sociales pour l’ensemble des salariés. Elle dénonce depuis toujours une mauvaise répartition des richesses et un mépris des salariés uniquement pour satisfaire les actionnaires. Elle appelle les salariés à prendre leurs affaires en main et à se mobiliser pour faire reculer la précarité.
Il ne faudra pas oublier dans les mois qui viennent qui a signé la mort du CDI et le développement de la précarité à tout va.
Cherbourg, le 11 janvier 2013