Le feuilleton du sauvetage des emplois de l'entreprise de confection n'a pas encore trouvé son épilogue. Hier matin, la table ronde à la sous-préfecture, destinée à envisager les modalités de licenciement, n'a pas donné les résultats attendus. Les salariées en sont sorties « déprimées, abattues » selon l'expression de la députée, Geneviève Gosselin. « On a dû faire face à une position très ferme du directeur, qui a affirmé qu'il n'irait pas au-delà du minimum légal, pour les primes et la reconversion. »

Licenciements mardi

Pas d'état d'âme donc, le groupe Inghirami, a décidé de liquider Socoval en conservant les murs. Sur ce point les salariées ne se font plus d'illusions. Elles doivent recevoir leurs lettres de licenciement mardi prochain.

Bien sûr, il reste la piste Dior. « Il y a un marché, une charge sûre. » Là encore les négociations sont en cours. Il faut que Dior et LVMH valident cette charge avant de la confier aux salariées. Cela se fera en dehors de Socoval. « Pour ces femmes qui ont encore des compétences et des qualités reconnues dans leur travail. » D'ailleurs ajoute le maire, « il faut que leurs droits soient reconnus ainsi que le préjudice qu'elles subissent. Nous voulons voir l'activité textile se prolonger. »

Présentes au conseil, les déléguées syndicales, qui poursuivent l'occupation de leur usine, ont reçu l'appui de la municipalité. Et notamment de Christian Catherine, au nom des élus communistes. Il s'en prend à l'actionnaire de Socoval, le groupe Inghirami « qui n'a cessé de tromper ses salariées, les autorités politiques, l'administration publique ». Il veut que « justice leur soit rendue, et pas seulement au travers d'un plan social réduit à peau de chagrin ». Elles veulent sauver leur emploi. « Elles sont toutes rémunérées au Smic, avec pour certaines d'entre elles plus de 35, voire 42 ans d'ancienneté. Alors se faire virer avec l'équivalent d'un an de salaire ne leur permettra jamais d'aller jusqu'à la retraite ! »

Une nouvelle réunion sera organisée en mairie mercredi prochain. Un thème : les conditions de travail autour du marché proposé par Dior et LVMH.

 

Thierry DUBILLOT.